Blue bits

12 novembre 2018

Top velours froissé (tuto MyDressMade)

UC'est le top de velours froissé doré d'Anne, du compte IG et blog My Dress Made qui m'a donné envie de réutiliser ma surjeuteuse qui prend la poussière dans mon "atelier" depuis... pff, je ne sais même plus mais surement plusieurs années. Le tuto de top à manches chauve-souris, relativement simple à faire et généreusement offert par Anne, était le projet facile et festif qu'il me fallait pour renouer avec la couture après plusieurs mois d'obsession marathon!

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Alors j'ai dépoussiéré ma surjeuteuse, patiemment passé tous les fils dans tous les petits crochets et chas d'aiguille, relancé la bête, redéfait et repassé les fils encore une fois... Cette fois, elle fonctionne: après plusieurs années de délaissement, j'ai renoué avec ma surjeuteuse! 

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Les détails pratiques:

  • Tuto Top en velours froissé, My Dress Made
  • Coupon de velours en promo, 110 cm x 140 cm, 9,63 euros frais de port compris, Ma Petite Mercerie
  • Taille: customisée en 38-40 en suivant le tuto
  • Biais Liberty Adeladja de mes réserves

J'ai déniché un velours froissé qui ressemble beaucoup à celui de My Dress Made, en promo (fin de coupon) chez Ma Petite Mercerie. Il en restait 1,10 mètre, juste de quoi couper un top suivant le tuto, et même de rajouter une bande rectangulaire à la taille pour cintrer en rallongeant un peu. 

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Le tuto est clair et facile à suivre, j'ai juste un peu hésiter pour les découpes d'encolure et franchement, j'ai coupé un peu trop large en oubliant que le velours est souple et extensible. La pose du joli biais Liberty Adeladja dans des tons assorti au doré du velours a un peu stabilisé la situation. Mais je devrais rajouter un petit lien avec un bouton à pression pour maintenir l'épaule au niveau de la bretelle de soutien-gorge, histoire d'être tranquille.

Comme suggéré par Anne, l'encolure est découpé en arrondi-bateau sur une face et en léger V de l'autre coté. Je préfère porter le top avec le bateau sur l'avant et le V sexy dans le dos, je préfère comme cela. Mais rien ne m'empêche de le porter dans l'autre sens si je veux, l'absence de pinces poitrine en fait un top "réversible"!

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L'assemblage est à la surjeuteuse, j'ai juste dégainé ma machine à coudre pour poser le biais d'encolure (avec la petite sous-piqure qui va bien pour le maintenir à l'intérieur) et finir les ourlets (bas et manches).

Voilà un top relativement vite fait et bien joli pour les fêtes... ou tout simplement pour illuminer les journées grises de fin d'automne! Merci Anne!

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Si c'était à refaire (et pourquoi pas?), je découperai moins large au niveau de l'encolure pour tenir compte de l'extensibilité du tissu, je rallongerai les manches un chouilla et j'allongerai aussi le bas plutôt que de rajouter une bande à la taille (cela marche aussi, c'est juste plus de boulot...).

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24 octobre 2018

Marathon de Vannes 2018 (CR)

On remet cela?

Juste après le marathon du Mont Saint Michel, pendant la phase de récupération, j'étais tellement boostée à l'adrénaline que j'ai cherché un autre marathon. Je l'imaginais plutôt pour 2019 mais le marathon de Vannes, 21 octobre 2017 s'est imposé comme une évidence. La date, le lieu: tout collait bien pour moi.

Je choisi un plan d'entrainement un peu ambitieux: marathon en 4h00, sachant qu'au printemps j'avais suivi avec succès un plan "4h15", en visant 4h30 et en établissant un premier chrono à 4h23.

La prépa pourrie

Début de préparation mi-août, en Bretagne pendant les vacances, il faisait assez frais pour courir contrairement aux conditions encore caniculaires que j'ai rerouvées en rentrant à Paris. J'étais plutôt motivée, heureuse de retrouver les sensations de plan d'entrainement du printemps. Mais l'été m'a fatiguée, peut-être la chaleur, de la fatigue accumulée, bref, j'étais moins en forme que j'aurais du.

Là dessus, je me suis blessée. Rien de grave, pas d'entorse ou de foulure, mais les périostes du tibia étaient nettement douloureux. J'ai pris quelques jours de repos. J'ai changé de chaussures, j'ai changé de foulée (une obsession de foulée médio-plantaire qui m'a habitée tout l'automne, alors que je talonne très franchement d'habitude).

Les nouvelles chaussures ne m'allaient pas, la nouvelle foulée m'a valu un presque-claquage du mollet. Encore quelques jours de repos.

Mon plan d'entrainement en a pris un coup, alors que je l'avais suivi à la lettre au printemps. Je prenais moins de plaisir aux sorties, je n'arrêtais pas de comparer avec le plan du printemps, découragement.

Mi-septembre, je tente un semi en trail (Eco-trail de Bruxelles). La balade en forêt est sympa mais j'ai trop de mal dans les dénivelés et le chrono dans les choux me décourage un peu.

Fin septembre, on arrête de jouer: je change à nouveau de chaussures pour retouver mes Adidas Adizero Boston chériesd'amour (la version n° 6, sachant que j'avais couru avec des n°5 pour mon fameux premier marathon: la référence). C'était le bon choix: je retrouve mes sensations et le plaisir de courir, mais c'est un peu tard. Pas assez de sorties longues, une prépa hachée de petits problèmes: les 3 dernières bonnes semaines d'entrainement ne suffiront pas à me faire battre mon chrono, je m'en doute déjà.

Le jour J

Dans la nuit avant le marathon, mon fils me réveille à 3h du matin. J'ai du mal à me rendormir et je fais un cauchemard dans lequel je ne prends pas le départ. Pour le coup, je me réveille (pour de vrai) avec l'envie d'en découdre. J'avale un bol de porridge, j'enfile ma tenue de course puis mon déguisement. Ah, oui, parce que j'ai choisi de courir déguisée cette fois-ci. L'orga offre une bourriche d'huitres sur la ligne d'arrivée à ceux qui courent déguisés et cela m'amuse. J'ai trouvé sur ebay une coiffe vannetaise (si bien rangée chez moi que j'ai failli ne pas la retrouver), j'ai cousu en vitesse un semblant de tablier et attrapé un reste de voile à plumetis qui fera, ma foi, l'illusion d'un châle brodé. Ma coiffe n'est pas amidonnée, elle retombe sur les cotés façon cocker, c'est clair que je n'ai pas la classe des Reines d'Arvor, mais je suis dé-gui-sée.

Et on va bien s'amuser.

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H-25 minutes, je sors de chez mes parents pour aller sur la ligne de départ. Il fait frais mais mon châle pourtant léger me tient chaud. Je repère quelques déguisements pas piqués des hannetons (dont un vaillant coureur en string et bas résilles et oreilles de lapin, pour info, il a fait 4h15' dans cette tenue inconfortable). L'arche est devant les superbes jardins des remparts, il faut avouer que cela a de la gueule: on en prend plein les yeux et ce n'est que le début. Feu d'artifices tiré des remparts (à 9h30 du matin), compte à rebours, c'est parti. Pas de SAS, on est 1900 et on part tous en même temps: je franchi la ligne en courant. Mes parents et mes enfants sont juste après l'arche, je tape dans la main du Petit Prince et de Chérie, je repère mon oncle et ma tante 20 mètres plus loin, je suis en terrain connu.

Les premiers kilomètres passent bien, très bien même. Je connais bien le parcours, j'ai mes repères. Je suis partie un peu vite, je me cale aux alentours de 5'40" dans un groupe sympa. Il y a Asterix, un marin, la fée Clochette et un pompier de Disneyland. Jésus et sa croix ne sont pas loin derrière. Les habitants d'Arcal, en tenues de chef-cuistots, font une haie d'honneur avec fanfare de casseroles, quelle ambiance!

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Le Télégramme: "Marathon de Vannes. Sérieux s'abstenir"

Au 11ème km, on passe le port sous les vivas du public, "oh la bretonne", je tape dans les mains de tous les enfants, je regarde ma montre: 5'30", c'est trop rapide. Mais je me sens tellement bien, j'en profite. Je ralentis à peine, le pompier file devant, la fée Clochette a décroché.

On passe le joli bois de la pointe des Emigrés, le bassin de Conleau dans l'eau duquel se reflètent les silhouettes des coureurs, un groupe de musique chante "Sur le pont de Morlaix". Le soleil brille sur l'eau et dans les feuilles d'automne, c'est magique.

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19ème kilomètre, on quitte le sentier cotier pour retrouver la ville et çà grimpe. Je ralentis un peu, mais le rythme reste bon. On passe devant le stade où on reviendra pour l'arrivée après un tour complet, on prend la route que j'ai repérée à vélo la veille en allant chercher mon dossard, c'est rassurant d'avoir des repères.

Arche du semi: j'ai mon RP! 2h05'58" au chrono pour un semi, un vrai, pas un 20 kilomètres, je suis ravie.

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On passe devant la cathédrale, les maisons à colombages, la porte-prison, à nouveau les remparts. J'aperçois mes enfants un peu vite, mais cela me fait plaisir de les avoir vu en passant.

25ème kilomètre, la montée après le port me fait rendre les armes: je commence à marcher. C'est bête, mais je n'ai plus de jambes. Elles sont lourdes comme du plomb, trop d'acide lactique, plus de jus. Pourtant, je n'ai pas trop chaud, bizarrement mon espèce de châle qui bat sur les cotés me crée un vent un peu frais. Mais je jete dans une benne mon tablier qui me bat les jambes et m'agace tout d'un coup. Les habitants de Kermain proposent une crêpe ou un gobelet de soupe de potion, je n'ose pas accepter: je ne pourrais rien avaler, pourtant cela avait l'air tellement bon.

Une blonde en rose s'arrête à mon niveau, c'est Fanny, on s'est suivie mutuellement sur IG pendant la préparation. On échange quelques mots. Je repars en courant, je re-marche dès que le terrain monte un peu. Fanny me double au ravito du 30ème. J'alterne marche et course. Les flammes des 4h30 me doublent l'une après l'autre. J'essaie de m'accrocher à la seconde à l'entrée du port, mais j'abandonne au bout de 2 minutes.

Entre le 33ème et le 34ème, je me force à courir sans marcher. Je commence à avoir chaud, on se fait doubler par des hordes de "duo" (la 2ème vague, qui ne court "que" 23 km) et de "relais entreprise" (marathon en relais par 4), plus frais et rapide que les derniers marathonniens. C'est mauvais pour le moral. Je marche 100 pas, je courre 100 pas. A ma montre, c'est encore jouable, pas pour finir en 4h15, mais en 4h30 peut-être, mais je n'ai plus de courage de me forcer à courir. C'est le mental qui lache. On s'encourage mutuellement, la fée Clochette me rattrape puis me double au 40ème. La montée vers le stade est dure.

41ème kilomètre, je cours, il n'y a plus de raison de s'arrêter maintenant. Clochette est devant moi, elle accélère 400 mètres dans l'arrivée. Je démarre mon sprint 100 mètres avant l'arche, pas la force de faire plus, j'enfume 2-3 gaillards plus à la peine que moi (comme quoi) mais je ne rattrape pas Clochette. 4h41 à ma montre, le chrono officiel dira la même chose.

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Mon cousin me fait signe du bord de la piste, cela fait 1h30 qu'il est arrivé, you do the maths (une fusée on vous dit). Mon jeune frère est venu m'attendre, c'est super sympa. Je récupère médaille et bourriche d'huitres, je prends mon temps au ravito d'arrivée qui sert une délicieuse et providentielle soupe (au potiron)? Il fait un temps superbe, je bavarde quelques instants avec les cousins au son de la fanfarre et j'ai la force de rentrer à pied avec mon frère, encore 3 kilomètres. Finalement, j'avais encore un peu de jus.

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Le bilan

Alors? Bien sur le chrono du marathon est décevant, mais je savais depuis plusieurs semaines que mon objectif de faire mieux qu'en mai était une illusion. J'aurais ma revanche. J'avais besoin d'apprendre ce que cela fait de partir trop vite. La prochaine fois, je tenterai de battre un RP au semi dans les semaines avant le marathon et je me forcerai à prendre la bonne allure dès le début. Et puis je vais bosser le mental parce qu'en lisant le CR de Fanny, qui n'avait pas dormi de la nuit et qui a vraiment souffert (crampes, ampoules) sur les 15 derniers kilomètres, je me dis que mes jambes lourdes sont une excuse de flemmarde.

Surtout, je retiendrai:

  • mon RP au semi, 2h05 c'est quand même génial,
  • la fête avec les animations dans les hameaux, les enfants sur le parcours, la musique, les déguisements, les bénévoles au top du top,
  • les rencontres avec les autres coureurs, surtout au début quand on avait encore du souffle pour bavarder et vers la fin quand c'est la dernière chose qui nous faisait tenir,
  • le soleil sur le Golfe à marée basse, les couleurs d'automne: c'était une journée de rêve,
  • ma photo dans le journal (numérique et puis en fait, c'est Clochette que le photographe visait, et puis on est dans l'article sur les clowns, mais c'est quand même une consécration, n'est-ce pas ;)
  • la médaille à l'arrivée, je suis à nouveau marathonnienne.

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Stats et profil de course

1601 marathonniens à l'arrivée (je suis 1382ème, 92ème sur 120 VF1, 209ème sur 279 féminines).

Le vainqueur a mis 2h33'58", la première féminine a mis 2h54'02". Personnellement, j'adore les marathons de taille moyenne sans élite sponsorisée.

Départ à 9h30, pas de SAS mais cela part vite sans piétiner.

Températures pour cette édition 2018: 7°C au départ, 20°C à 14h00, grand soleil et bonne visibilité.

Le parcours est relativement plat avec une montée en sortant sur port sur le 2ème km, quelques mini-montagnes russes à la Pointe des émigrés (9ème km), longue montée d'1,5 km à partir du 19ème km, on monte encore jusqu'au mileu du 23ème, on retrouve la montée en sortant du port au 25ème, et la grosse montée avant le stade au 40ème. Les 800 dernières mètres sont en petite descente très bonne pour le moral puis à plat.

Je dirais qu'un bon 1/3 de la course se fait hors macadam (sentiers côtiers avec quelques racines identifiées avec de la peinture rose, et piste cyclable bien tassée le long de la Rabine).

L'ambiance est vraiment extra entre coureurs et grâce aux animations tout le long du parcours. Les ravitos sont bien organisés: il n'y a pas d'attente, les bénévoles sont souriants et attentionnés (eau, eau sucrée, banane, raisins secs, chocolat, pain d'épice). Il a de grandes bennes bien identifiables pour jeter ses déchets dans les "zones de propreté" après les ravitos et pour le coup tout le monde joue bien le jeu: je n'ai vu aucune bouteille ou gobelet ailleurs sur le parcours (juste quelques tubes de gel plus probablement tombés d'une poche que jetés après utilisation).

C'est vraiment un marathon que je conseille: parcours roulant et très beau, super organisation et bonne période dans l'année!

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19 juillet 2018

Paule (Chez Machine) chérie d'amour

Paule, c'est, comment dire? La meilleure recette de cookies de l'été: un truc simple et facile à faire mais quand tu le goûte tu te dis "purée, on tient un truc là".

Paule est à tomber. Le patron est simple à coudre, il tombe nickel, et la ceinture est une touche de génie. J'adore le style: j'avais acheté par correspondance un tshirt à ceinture il y a quelques mois, à grand frais, mais finalement j'avais été déçue par la coupe (quelconque) et l'effet obtenu.

J'avais donc une revanche à prendre, Chez Machine me l'a offerte. Et quand je dis offerte, c'est le bon terme: 1 euro le patron pdf, franchement Aurélie, c'est cadeau alors merci!

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Les détails pratiques:

  • Patron Paule, Chez Machine
  • Taille 38 évasée en 40 aux hanches
  • Métrage nécessaire: 120 cm (laize 140)
  • Tissu maille milano bleu canard, The Sweet Mercerie
  • Prix de revient (patron à 1 euro + 1,2 mètre à 10,32 euros/mètre - en promo le jour de mon achat -) = 13,38 euros

J'adore les pdf à calques de Chez Machine! On peut même choisir si on veut le patron avec ou sans marges de coutures #teammarges et se contenter des deux tailles nécessaires (je fais un mix entre le 38 et le 40). Les explications du livret sont claires avec des schémas pour être sure d'avoir compris. Même avec un modèle simple, je trouve cela appréciable.

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Cerise sur le gâteau, Paule se coud hyper vite. Une fois les quelques pièces imprimées et scotchées (c'est un patron pdf), j'ai mis 1h30 à couper le tissu avec soin, assembler, essayer et faire une petite danse de la joie.

J'ai juste pris quelques instants supplémentaires pour finir la bande d'encolure à la main sur l'envers (pas de surpiqure à l'aiguille double comme prévu dans le livret d'instructions), parce que je couds encore bêtement à la machine et à l'aiguille simple (il faut absolument que je dépoussière ma surjeteuse, mais elle a un petit souci technique que je ne prends pas le temps de résoudre, oui, bêtement).

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L'autre consigne que je n'ai pas respectée, c'est le choix du tissu. J'ai choisi un milano bien stretch mais un peu épais (320 gr/m2) par rapport au "jersey léger" conseillé par Aurélie. Je ne regrette vraiment pas mon choix, ce tissu se coud absolument tout seul, il a un tombé parfait qui s'accorde impeccablement avec la ligne de Paule et la ceinture n'est pas trop épaisse pour autant.

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Quant à cette couleur bleu canard lumineuse, c'est un bonheur pour les yeux, je l'adore.

Je me demande si je réussirais à rajouter des manches à Paule pour faire une version d'hiver...

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18 juillet 2018

Robe Lux (Beletoile) - taille 8 ans

Je suis Isabel sur IG, sa Sterre a le même âge que Chérie et j'ai bien les vêtements qu'elle imagine pour les petites filles sous sa marque Beletoile. Son sweatshirt Vesper avait déjà fait notre joie en début d'année!

Lux est son dernier patron en date. J'ai craqué dès sa sortie, donc j'ai eu en "bonus" la version adulte que je me ferais dès que ma pile de to-do sera un peu redescendue!

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Les détails pratiques:

  • Patron Lux, Beletoile
  • Taille 8 ans
  • Double gaze jaune poussin, Tissus de rêve
  • métrage nécessaire: 1 mètre
  • Elastique large Lurex cuivré, Ma petite mercerie
  • Prix de revient (patron pdf à 8€ + tissu à 6,90€ du mètre + 55 cm d'élastique à 4,28€ du mètre) = 17,25 euros

Les explications du patron n'étant encore disponibles qu'en néerlandais lors de mon achat (depuis une version en anglais a été mise en ligne), j'ai pas mal improvisé en m'aidant des schémas relativement clairs fournis avec les explications. Il faut dire que le modèle, en version robe, c'est pas bien compliqué: 1 pièce pour le devant, 1 pour le dos, des bandes pour les manches et une dernière pour le biais d'encolure.

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Mais le patron propose aussi de faire une robe en 2 morceaux (haut/bas) pour pouvoir mixer les tissus et aussi une combi-short très choupinette.

Là où j'ai vraiment improvisé, c'est que le patron est prévu pour du jersey. Or j'ai choisi de le faire dans une double gaze souple et douce mais en réalité très peu extensible. Oups. Je savais que cela risquait de coincer pour le passage de la tête et cela n'a pas loupé, après la pose du biais d'encolure, il a fallu ajouter une fente dans le dos (bidouillée avec un morceau de biais doré et un bouton-fleur pour fermer) pour que Chérie réussisse à l'enfiler!

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Pour le reste, c'est un patron ultra simple et efficace, très sympa pour l'été, sitôt cousu sitôt enfilé! Je le referai rès certainement, c'est un patron peu onéreux qui devrait être bien amorti entre la version enfant qui va du 1 an jusqu'au 14 ans et la version adulte (dès que!).

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17 juillet 2018

Atelier Merci Maîtresse (décoration de sacs en rotin)

Je voulais aussi vous montrer les cadeaux bricolés pour les maîtresses cette année!

A l'Ile de Ré au mois de mai, tout le monde se promenait avec un sac en rotin plus ou moins grand décoré de pompoms en laine de couleur vive ou de broderies fleuries. The hit bag de votre été, 'faut croire.

Sans se lancer dans la vannerie (une autre fois peut-être?), je me suis dit que les enfants pourraient décorer un de ces sacs en rotin ou en paille qui font fureur cet été pour faire un cadeau personnalisé pour leur maîtresse/ATSEM. J'ai réussi à trouver des sacs à un tarif raisonnable (entre 15 et 20 euros pièce, c'est déjà un budget mais nous n'avons "que" 3 personnes à gâter cette année comme Chérie n'a plus d'ATSEM en primaire) et non décorés.

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Il y a donc un petit sac rond à porter en bandoulière pour chacune des maîtresses (pas de jaloux) et un cabas en paille pour l'ATSEM du petit prince (pour varier un peu).

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J'ai sorti mes chutes de laine, cela tombe bien: j'en ai un bon mètre cube #sensdelamesure, et roulez jeunesse.

On a fait des gros pompoms, des petits pompoms et un peu de broderie avec un grosse aiguille et un brin de laine passé dans les trous de la vannerie. Cela nous a occupé bien 3 semaines, mercredis et week-ends. Et on a pris des photos des enfants en plein action pour montrer aux maîtresses leur rôle dans la décoration du sac, comme ils étaient fiers! Il y avait des cookies-maison dans chaque sac et le Petit Prince a tenu à glisser un carambar dans la petite poche intérieure (qu'on ne voit pas sur les photos) pour une bonne surprise finale.

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16 juillet 2018

Robe Arlette (République du chiffon)

Celle-là, j'ai du la commencer à la fin de l'été dernier. Le projet a un peu trainé, l'hiver est arrivé avec une moindre motivation pour une robe d'été et pour la couture tout court. La moitié d'Arlette est donc restée drapée sur mon mannequin pendant des mois. Et puis je me suis enfin décidée à coudre des rideaux pour les chambres des enfants et j'ai retrouvé le chemin de la machine à coudre...

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Les détails pratiques:

  • Patron Arlette, République du Chiffon
  • Taille 38 élargi en 40 aux hanches
  • métrage nécessaire: 160 cm en  140 de large
  • Crêpe de viscose Cygnes émeraude, Eglantine et Zoé
  • Petits boutons "boule" dorés, Ma petite mercerie
  • Prix de revient (patron-pochette 16€ + tissu à 24 euros du mètre + 4 boutons à 0,50€ pièce) = 56,40 euros (quand même)

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J'ai fait quelques modification...

Les manches sont un peu rallongées en "longueur rétro", comme Arlette a déjà un style rétro, je trouvais cela pas mal.

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La jupe est un peu évasée, je trouve la version d'origine un peu trop droite et comme cela, elle danse un peu quand je marche.

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Le modèle ayant une taille au dessus de la "taille naturelle" (la ligne de taille est au niveau des côtes), il n'est pas facile de rajouter une ceinture. Pour le coup, je trouvais la taille toute droite un peu triste et j'ai eu l'idée de remonter très légèrement en pointe vers le buste, pour donner un mouvement. Le style rétro s'accommode bien de cette modification.

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Les brides des boutons sont brodées, une technique que j'aime bien, et de toutes façons le corsage est fermé jusqu'au 3ème bouton. La robe s'enfile très bien par le haut, comme un tshirt! Elle est sympa à coudre et à porter, avec assez de détails pour la rendre jolie à porter et assez simple pour ne pas décourager la couturière!

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Quant au tissu Eglantine et Zoé (collection 2017), il est très agréable à coudre et à porter. Il a de la tenue pour souligner la jolie structure du patron, tout en restant léger pour une chause journée d'été. En plus, ce crêpe se froisse assez peu, parfait pour une journée au bureau après un trajet en métro. La couleur est jolie sans être cliquante (je crois qu'elle n'est plus dispo, mais il y a en a d'autres tout aussi sympa). Les imprimés oiseaux sont à la mode depuis 2 ans et les cygnes d'Eglantine et Zoé sont particulièrement ravissants! 

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13 juin 2018

les goûters fait-maison

Je dois être la dernière à avoir eu le mémo, une fois de plus, mais aux dernières nouvelles les Wonder Mamans qui se respectent font les goûters des enfants "fait maison" (les goûters, pour les enfants, c'est fait).

Je dois avouer que depuis qu'on est sorti des biberons et des boudoirs, j'avais tendance à me reposer sur les paquets du commerce pour le petit déjeuner et le goûter: pas le temps de sortir chercher du pain frais, et puis au moins les enfants mangent quelque chose. Comme les miens sont des poids-plume, je ne suis pas hyper regardante à la quantité de sucres raffinés ingérés à 16h00, sachant que les déjeuners et diners sont faits-maison et équilibrés.

Mais, c'est mieux de faire soi-même, c'est sûr. On sait ce qu'on met dans la pâte à gâteau (ou la tranche de pain-barre de chocolat de mon enfance à moi, quoique je me souviens très bien avoir eu des Prosper - youpla-bom, c'est le roi du pain d'épices - dans mon sac de goûter en CP, bref). Et il semblerait que ce soit moins de dépenses et moins de déchets (voir mon court retour d'expérience plus bas).

Alors depuis le 1er mai (quand mon frère m'a raconté que son épouse, une autre Wonder Maman, faisait les cookies des enfants pour la semaine), j'ai commencé à m'y mettre.

Je ne sais pas encore si on dépense moins: peut-être un peu sur le long terme, quoique si on veut mettre des ingrédients de qualité (bon beurre, etc) et occasionnellement des pépites de chocolat qui coûtent un bras pour 50 grammes (j'en achèterais peut-être en gros quand la saison chaude sera passée)... je devrais faire le calcul à l'occasion.

Côté déchets, j'utilise parfois des moules en papier et j'essaie de restreindre les sachets en plastique pour les goûters nomades (le petit sac en tissu qu'on lave régulièrement, c'est bien).

Coté temps passé, franchement c'est plus long de faire une plaque de madeleines que d'attraper des s*v*anes au supermarché donc c'est clairement un choix de vie. Coté convialité, j'ai encore du mal à associer les enfants à l'atelier patisserier (trop souvent le soir quand ils sont couchés, façon devoir de mère de famille), mais il faudrait qu'on prenne la bonne habitude de patisser une fois par semaine ensemble au moins. Je fait plutôt 2 fournées par semaine, voire 3 si les cookies ont eu plus de succès que prévu. Au début, les enfants râlaient un peu en cherchant leurs P*itch habituels mais désormais c'est un jeu de découvrir le contenu de la boite à cookies.

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muffins "sport" à la banane

Voici une sélection des recettes que j'utilise:

  • Muffins citron-pavot avec la recette de Jamie Oliver (cuisson 30 mn à 180 degrés)
  • Muffins à la banane avec la recette du « gâteau sport » (avec de la farine blanche et du sirop d’érable)
  • Cookies sarrasin-petites de chocolat de David Lebovitz (avec un peu plus de farine de sarrasin et juste des pépites de chocolat)
  • Madeleines parfaites de Chocolate Zucchini (la recette est super, j’ajoute juste une giclette de fleur d’oranger)
  • Gaufres norvégiennes (qui se conservent 2 jours bien filmées pour qu’elles ne se dessèchent pas)
  • Les cookies aux pépites de chocolat parfaits de Chocolate Zucchini (dans mon four, c'est 16 minutes à 175°C)

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muffins citron-pavot et cookies parfaits de Clothilde

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03 juin 2018

Marathon de la baie du Mont Saint Michel 2018 (CR)

Pour mon premier marathon, je voulais un parcours aussi roulant que possible, c'est à dire plat, un joli paysage non répétitif (en évitant les marathons sur lesquels on doit faire 2 ou 3 boucles en repassant plusieurs fois au même endroit) et si possible plutôt de la campagne que de la ville (je cours en ville d'habitude). Il y en avait un qui répondait bien à ces critères, avec le bonus d'être près de chez mon frère: le marathon de la Baie du Mont Saint Michel. 

J'y pensais depuis 1 an. Je me suis pré-inscrite durant l'été puis inscrite parmi les premiers, grâce à un email de l'organisateur m'invitant à prendre mon dossard à quelques jours de l'ouverture des inscriptions sur le site Internet.

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Restait à obtenir un certificat médical et à trouver un plan d'entrainement.

Pour le premier, je suis allée voir le Dr. de V** à Levallois, prise de RDV 3 mois en avance (classique pour les spécialistes en région parisienne), je me doutais qu'il valait mieux ne pas s'y prendre à la dernière minute. Il m'a fait faire un test d'effort hyper sérieux sur tapis, vérification du pouls et analyse de lactose (goutte de sang prise dans l'oreille) après chaque effort de 3 minutes, et donné plein de bons conseils. J'en suis ressortie avec une vision plus claire de mes capacités (VMA = 12,5 km/h) et le précieux sésame médical.

Plan d'entrainement

Pour le plan d'entrainement, j'en ai trouvé un à la fois gratuit et qui me parlait sur lepapeinfo: "plan d’entraînement pour courir un marathon en 4h15 avec 3 à 4 séances par semaine (VMA 12.5 km/h)". Franchement, des plans d'entrainement, il y en a beaucoup, ils se ressemblent finalement sur le principe mais les explications peuvent être données en fréquence cardiaque, en VMA, en km/h, en min/km... il faut juste trouver celui avec lequel on est le plus à l'aise.

C'est un plan sur 12 semaines, mais je décide de le faire en 13,5/14 semaines pour me rassurer, en démarrant l'entrainement le 23 février pour un marathon le 27 mai. Fin février, c'est bien pour commencer: la météo s'améliore un peu, je suismoins enrhumée et les vacances au ski sont derrière moi.

Le mois qui a précédé, j'ai fait pas mal de fractionné pour tenter d'augmenter un peu ma VMA: j'en ai bien bavé sur la piste d'athlé à lutter contre le vent et la pluie!

Pendant plus de 3 mois, j'enchaine fractionnés longs, courts, endurance fondamentale, fartlek (une espèce de fractionné) et sorties longues. Je me régale avec le printemps qui arrive, je décrouvre des parcours vraiment sympas autour de chez moi (la campagne en proche banlieue parisienne!) ou au fil des week-ends (tour sur Lac de Maine à Angers, sortie longue sur l'île de Ré, Golfe du Morbihan).

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J'en profite pour battre quelques records perso (non homologués): 20 km en 1h57min31sec (à J-30) et un RP de distance à 25,17 km (à J-18). Je ne fait qu'une seule course officielle: les 20 km de Rambouillet à J-42 (pas de RP pour cause champs gadouilleux et glissants mais une super balade).

Je suis le plan d'entrainement à la lettre, en modulant juste certains jours de sorties. Moi qui pensais ne pas réussir à courir 4 fois par semaine, j'y arrive plutôt bien. Au début, j'ai un peu du mal à atteindre les objectifs de vitesse imposés, mais j'essaie de ne pas "tricher". A la fin, je me rajoute des petits défis (accélérations non prévues au programme, course longue de 2h40 au lieu de 2h15 après avoir consulté un autre plan d'entrainement plus ambitieux sur le volume horaire) et j'en me trouve bien.

Total: 44 séances d'entrainement, une seule séance loupée (la dernière, trop proche du jour ), environ 500 km en 3 mois soit en moyenne 40 km par semaine

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Matériel

Coté matériel, j'ai de bonnes baskets achetées peu avant de démarrer l'entrainement. Je teste mon short quand arrive le printemps (pas de frottement). Je renonce à la casquette qui s'envole, mais les lunettes de soleil tiennent sans glisser ni gêner.

Je teste les gels d'effort pendant les sorties longues (exit celui-là qui me donne mal au ventre, mais celui-ci est validé) et prend l'habitude de rajouter une poudre pour boisson isotonique dans l'eau de mon sac d'hydratation. J'achète une ceinture d'hydradation qui ne me convient finalement pas du tout: les bouteilles cognent contre mes coudes quand je cours et font "floc-floc" dès que j'ai bu un peu devant (alors que le sac d'hydratation ne fait aucun bruit si on prend soin de bien chasser les bulles d'air en le remplissant). A 3 jours de la course, je me trouve un super tshirt blanc (pour ne pas trop chauffer au soleil) avec 2 petites poches sur le coté pour glisser des gels: top. Mon téléphone est dans la poche arrière de mon short, mais je m'interdit de prendre des photos sur le parcours le jour J pour ne pas vider ma batterie avant l'arrivée (je finirai avec 30% de batterie, tout va bien).

Pour le sac d'hydratation, je téléphone à l'organisation qui me confirme que c'est autorisé (certains grands marathons urbains n'en veulent pas pour des raisons de sécurité, apparement), qu'il sera juste fouillé par la sécurité à l'entrée des sas. 1 litre d'eau = 1 kilo qui ne me gène pas du tout pour courir, le sac est super ergonomique et j'aime la sécurité d'avoir un peu de boisson Isotonique sur le dos s'il fait chaud le jour J.

Application de course: je roule à Runtastic, malgré quelques déboires en cours d'entrainement. Je m'offre l'option premium pour éliminer les pubs et bloque le "coach vocal" qui m'agace. Pour le reste, c'est parfait: j'ai ma vitesse immédiate (très bien pour vérifier son allure sur les fractionnés courts), une notification de vitesse moyenne à la fin de chaque km, un chrono et un cardiofréquence-mètre. Je teste Strava 1 ou 2 fois mais j'aime autant Runtastic qui a mon historique d'entrainement (on peut migrer d'une appli à l'autre, mais je ne prends pas le temps de le faire).

Alimentation

Franchement, je n'ai pas fait d'effort particulier. J'aime le chocolat et le fromage et je ne m'en prive pas spécialement. Mais je constate que j'ai moins envie de gras, de sucré, de grosses quantités  à mesure que l'entrainement progresse. Je perds 3-4 kilos sur les 3 mois d'entrainement... pile ce que m'avait conseillé le médecin.

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Mon plan d'entrainement prévoit des petites sorties jusqu'à la veille du marathon. C'est un peu trop et je m'arrête le mercredi qui précède sur une sortie de 6 km (40 mn) avant le marathon du dimanche.

J'essaie de manger aussi équilibré que possible et de me coucher pas trop tard (pas facile mi-mai qui est une période avec beaucoup de travail pour moi). A partir du vendredi, je prends pâtes ou riz à chaque repas (en quantité raisonnable) et je limite fruits et légumes frais comme recommandé. Et je bois beaucoup pour faciliter la synthèse du glycogène!

Pour le petit déjeuner du jour J, je me prépare des espèces de muffins à la banane, testés et validés également par mes enfants!

Jour J

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Réveil à 6h30 pour un départ à 8h30. J'avale mes muffins avec de l'eau. Ma hantise est d'avoir à aller aux toilettes pendant la course. Finalement, avec une dernière session avant de quitter la maison, je n'y ai plus repensé jusqu'à 1h après l'arrivée.

Arrivée à Cancale un peu avant 8h. Un gros camion barre la route qui descend vers le port (Vigipirate, moi cela me rassure), des vigiles fermes mais souriants contrôlent tous les sacs. Le port est ravissant, radieux sous la lumière de matin d'été. Il doit faire 16°C, je n'ai besoin ni de pull ni de sac poubelle sur le dos à abandonner dans le sas.

Je suis dans le dernier, sas le "4h30+". Je me suis entrainée pour un "4h15" en sachant que c'était un peu ambitieux et comme je me suis inscrite très tôt sans encore connaitre mes capacités, j'avais joué la sécurité en prenant le sas des 4h30+. Je vise 4h23, soit une moyenne de 6'15"/km. Je sais que je peux courir à 6'/km pendant 2h mais je ne pense pas pouvoir tenir le rythme pendant 4h!

Le marathon part en même temps que le duo-maraton, nous devons être environ 4000 au total dans les sas. Je repère 1 meneur d'allure par sas. On part par vagues, sas par sas mais comme nous sommes relativement peu nombreux, mon départ est à 8h45 pile, ce qui est raisonnable comme attente.

La course

Je pars parmi les premiers de son sas, en déclenchant Runtastic pile en passant la ligne de départ. Je pars assez lentement avec l'intention de trouver mon rythme vers le 5eme km: c'est ma gestion de course et je m'en suis bien trouvée jusqu'ici. J'ai l'impression que tout le monde me double malgré la longue montée de 2 km pour sortir du port. La meneuse d'allure de 4h30+ me double un peu vite, je me promets de la rattraper vers le 15eme km.

Encore 2 montées raisonnables au 4eme et 5eme km, 1er ravito (tous les 5 km avec un bonus du 23ème), j'ai trouvé mon rythme aux alentours de 6'08". On descend vers la mer pour une longue ligne droite. Tout au fond: le Mont Saint Michel, encore très loin dans la brume, c'est un peu vertigineux de se dire qu'on y sera dans... quelques heures.

13k99: je double la meneuse d'allure 4h30+ qui est en train d'expliquer qu'elle a fait exprès de partir un peu vite pour ralentir ensuite.

20ème km: je me sens vraiment bien, la tête est claire et je profite du paysage, de la musique et des encouragements quand on traverser un hameau, des chants d'oiseaux dans les polders. C'est la fête des mères alors je me déroute de 2-3 pas pour taper dans la main d'un maximum d'enfants (on a l'impression que cela fait surtout plaisir aux adultes qui les accompagnent, d'ailleurs :)

Je ralenti à peine aux ravitos pour prendre une bouteille d'eau que je garde à la main. J'en bois une partie, je m'en verse un peu sur la tête assez régulièrement. Au 15eme k, je prends aussi un tronçon de banane et quelques raisins secs. J'ai démarré mes gels d'effort au 10ème km, j'en prends une moitié avec deux grandes gorgées d'eau tous les 5k (j'ai pris des tubes refermables pour ne pas être embêtée). C'est le bon rythme pour moi, pour digérer facilement le gel sans souci gastrique et profiter du petit coup de boost.

Je suis le conseil d'un collègue et je regarde moins ma montre depuis que le rythme est installé. Entre le 20eme et le 30eme km, je me fais confiance et j'accélère un peu à 6'/km (km le plus rapide: le 22ème à 5'48"). Je double beaucoup de gens, même si je me fais encore doubler par les relayeurs du duo-marathon, ceux qui ont démarré au 20ème km et qui sont plus frais que nous, forcément.

On nous avait mis en garde contre le long passage dans les polders, moins animé et plus dur (fin de parcours). Finalement, je trouve qu'il passe très bien: il y a des supporters de temps en temps et même des groupes de musique, le paysage est beau et plat (sauf quelques mini-montées pour passer une digue de polder) avec même une bonne surprise: 2 km sur chemin de terre plus souple que le bitume, et à l'ombre des arbres.

On nous avait aussi dit que le Mont Saint Michel s'éloigne à mesure qu'on avance. Je n'ai pas trouvé, au contraire. La visibilité était excellente et les couleurs du Mont sont apparues au fur et à mesure de l'avancée, ce qui le rendait de plus en plus proche.

Des motos de médecins-pompiers nous doublent régulièrement pour assurer la sécurité. Je vois pas mal de malaises à partir du 20eme km (il fait un peu chaud, c'est vrai): surtout des garçons entre 25 et 35 ans on dirait. Comme quoi.

Pourtant, il y a tous les âges sur le parcours, pas d'enfants, mais des jeunes et des cheveux blancs, des corps d'athlètes et des embonpoints, quelques accessoires rigolos (des ailes de papillon, un serre-tête à oreilles de chat) et même un pompier du Morbihan qui court en tenue, chaussures de feu et casque compris! J'entends de l'américain, de l'allemand, de l'espagnol et du portugais. Je repère un grand gaillard avec un tshirt australien.

A partir du 33eme k, je sens que mon allure faibli mais je ne lache pas. Ils sont nombreux à marcher désormais, mais ma tête et mon cardio me disent"je vais bien, tout va bien". Au 37ème, les jambes sont dures et je scande dans ma tête que je marcherai au 40ème si je n'en peux plus. Au 39ème, une petite crampe s'annonce dans la cuisse gauche. Je tente de masser un peu. Au ravito du 40ème, j'attrape une bouteille d'eau sans m'arrêter, je vide mon dernier tube de gel et ma douleur s'estompe (comme quoi, le gel marche bien!).

Finalement, ce n'est pas le moment de flancher. Je franchis le pont de Beauvoir (dernière mini montée) et j'entame la dernière ligne droite, 2 km sur la digue en direction du Mont Saint Michel. Il fait chaud, il n'y a plus d'ombre, le public est de plus en plus nombreux. Je croise le n°2 masculin et la 3ème féminine qui remontent la foule avec un bouquet à la main, je leur crie "bravo" et ils me retournent un sourire.

Panneau du 41ème km, on continue. Je ne vois pas de panneau pour le 42ème km mais l'arche d'arrivée est en ligne de mire. Je me paye un sprint sur les derniers 150 mètres, pour le plaisir et la satisfaction d'enfumer les 2-3 garçons qui me précèdent depuis plusieurs kilomètres. 

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J'arrête la montre: 4h23min et quelques secondes! Je lève le bras en l'air "yes"! Les jambes font mal mais la tête est heureuse, encore très lucide. Une jeune fille souriante me passe une médaille au cou, une gentille dame me tend un tshirt de finisher à ma taille sur une table bien etiquetté. Je traverse le barrage sur le Couesnon pour trouver le ravito d'arrivée. J'appelle mon mari pour le rassurer et entendre ses félicitations. Il y a aussi un stand de massage (autres en ont plus besoin que moi) et la consigne des sacs bien alignés. Le ravito final n'est pas luxueux mais très bien à mon goût: eau ou coca pour ceux qui veulent des bulles (il parait que cela aide contre les crampes), pain d'épices sucré, bretzel apéro salés, bananes et pomme entières, sucres et raisins secs.

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Je me débarrase de mon tshirt trempé pour enfiler le finisher bien sec et si joli (un beau bleu clair, j'adore). Un gentil marathonien me prend en photo devant le Mont Saint Michel, on échange quelques mots. Je retraverse le barrage pour retourner en zone "civile" coté arrivée et supporter. Mon frère m'attends pour le trajet du retour et c'est bien pratique d'avoir son chauffeur. Pour ceux qui n'ont pas de voiture, j'ai trouvé que le rare défaut d'organisation de ce marathon était le manque d'info sur ce qu'on peut faire à l'arrivée pour rentrer chez soi: pas d'info sur les bus, les navettes, la gare la plus proche.

Pour le reste, l'organisation est top. Le site est bien fait, j'ai eu l'organisation au téléphone très facilement pour répondre à une question, le dossier qui arrive par la poste c'est quand même le pied! Le jour J, le départ se passe sans aucun accro, les volontaires sont super sympa, fléchage nickel, ravitos bien remplis même pour le dernier sas (j'avais tellement peur de ne plus trouver d'eau en passant un peu tard), encore une fois rien de luxueux mais perso je voulais juste de l'eau et je n'avais pas besoin ou envie d'un repas complet à l'arrivée.

Le bilan

J'ai eu beaucoup de chance de ne jamais me faire mal: pas de blessure à l'entrainement, très peu de douleurs pendant la course. Pas de "mur" (mais je cours assez lentement donc mes réserves de glycogènes descendent moins vite), une super lucidité tout le long du parcours pour profiter à fond de cette très jolie balade.

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L'entrainement régulier a payé, c'est sur. Une prochaine fois (car j'espère qu'il y en aura), je me contenterai de 12 voire 11 semaines de préparation sur je garde un rythme de course à pied raisonnable dans l'année (3 sorties par semaine).

L'hydradation, c'est fondamental et me mouiller la tête pendant la course sous le soleil m'a beaucoup aidé. Oui il a fait chaud, mais pas plus de 22°C (quoique ressenti plus fort sans ombre et sans vent à certains moments). La denière ligne droite des 2 km sur la digue et sous le cagnard n'est pas drôle mais on tient parce que l'arrivée est juste au bout. J'aurai peut-être craqué dans des conditions similaires si elles avaient été à plus de 5 km de l'arrivée.

Les gels et la boisson isotonique sont également très utiles, je suis sure que c'est cela qui m'a fait tenir et chassé la crampe du 39ème km. Le kilo supplémentaire d'eau sur le dos ne m'a vraiment pas gênée, surtout que j'ai bu progressivement et je n'en avais presque plus à l'arrivée.

Post-Marathon

Le plan d'entrainement est très important, mais l'après-marathon aussi. Cela m'a réussi de faire les choses "by the book" avant, donc je continue à suivre les conseils avisés après.

Pâtes et protéines en quantité raisonnable pour le 1er repas chaud post marathon et beaucoup d'eau bue après la course. J'ai fini ma douche par un bon je d'eau froide sur les jambes faute d'avoir le temps de prendre un bain avec des glaçons (pas sur que j'aurai eu le courage de toutes façon).

Ce sera alimentation équilibrée sans friture ni crème glacée pour les jours qui suivent.

Coté récup physique, les jambes etaient très raides à J+1, déjà plus souples à J+2. J'ai fait 30 min piscine à J+3, un bon massage à J+4, 30 min de vélo d'appartement ou de gym les jours qui suivent. On verra peut-être pour la reprise du footing à J+10 tranquillou. 

Ma prochaine course officielle attendra sans doute septembre avec un semi, de toutes façons il y a peu de courses en juillet-août.

Un autre marathon? Carrément! J'en ai déjà envie, sur un autre parcours roulant et beau, le maratbon de Vannes l21 ocotbre me fait de l'oeil.

Plus vite? La prochaine fois, je tenterai la barre des 4h15 (je sais bien que sans un sub'4 on n'est pas pris au sérieux mais ch'fais c'que ch'peux). Je vais déjà essayer de passer sous la barre des 2h sur le 20k, ce serait top.

Plus long? Pas sur. Je pense que 20 km (/15km/semi-marathon) va rester ma distance de prédilection: je suis un peu lente sur le 10 km mais courir 2h me va très bien autant physiquement qu'en termes logistiques (préparation pas trop exigente, contraintes limitées pour la vie de famille). Mais d'autres marathon, voire tenter un trail de 50k, pourquoi pas? Après tout, il y a 2 ans j'étais encore persuadée de ne pas pouvoir franchir la barre des 20k.

J'ai gagné

D'être marathonnienne (petite leçon d'humilité quand on est des milliers à franchir la ligne d'arrivée, mais c'est quand même un beau dépassement de soi), une silhouette affinée pour le début d'été (par contre les 40 km hebdo ne font rien contre la bouée abdominale, il faut que je fasse plus de gym), une grosse dose de confiance en moi, de beaux souvenirs pour des années.

Posté par Moineau16 à 23:09 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

24 mai 2018

Bunad (7 ans)

Chérie avait reçu un fort joli bunad pour ses 3 ans de la part de sa grand-tante norvégienne. Le bunad est la tenue traditionnelle norvégienne. Plus qu’un costume foklorique, c’est une tenue de fête que les gens – surtout les femmes – portent volontiers pour les grandes occasions comme les mariages, les confirmations et aussi chaque année pour le 17 mai qui est la fête nationale norvégienne. Chaque région a son bunad, quoique la version simplifiée pour les enfants soit relativement la même pour tout le pays.

Chérie, qui fêtera ses 7 ans la semaine prochaine, ne rentrait plus vraiment dans son premier bunad, pourtant porté fièrement 3 ans de suite (grâce à un grand ourlet permettant de rallonger la jupe). Elle m’en avait réclamé un nouveau depuis longtemps et j’ai mis un peu de temps avant de m’y mettre… pour finir comme d’habitude à l’arrache la veille du jour J.

Il faut dire que son bunad made in Norway est superbe : lainage de qualité pour la jupe, velours et brocard pour le haut, blouse en joli coton avec des dentelles et superbe ceinture. La construction vaut aussi la peine d’être mentionnée : j’ai remarqué que la couture des épaules était un peu décalée dans le dos (pas pile sur la ligne du haut) pour faire plus joli, la doublure du haut est nickel et la robe s’ouvre sur le devant par un astucieux système de patte indéchirable à velcro, caché dans un pli creux). Alors forcément, tenter de refaire aussi joli et (presque) aussi bien, c’était un challenge !

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Les détails pratiques :

  • Patron du haut inspiré de Burda 10/2015
  • Gabardines noire et rouge : stock Agnès B.
  • Velours noir et guipure blanche, Ma Petite Mercerie
  • Popelines noires en doublure (haut et ceinture)
  • Polycoton blanc pour la blouse
  • Rubans brodés achetés en Norvège
  • Velcro noir pour fermer la jupe (fente sur le devant), petite pression pour fermer la blouse

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Je me suis aussi bien appliquée que possible pour le bunad. Le ruban rouge du bas n'est pas impeccable (j'ai voulu le couper dans la gabardine rouge du haut pour faire un rappel, j'aurais peut-être du prendre un gros-grain du commerce qui aurait été coupé et cousu plus droit....) et le plus large pli (celui qui peut être laché pour rallonger la jupe) n'est pas bien repassé. Mais il disparaitra dès l'an prochain au rythme où Chérie grandit.

Coté technique, on se fait plaisir: plis "religieuse" pour le bas de la jupe, fente "capucin" pour le haut de la jupe et la blouse et doublure propre pour le haut de la robe!

Le haut de la robe est fait de pièces de velours noir et de gabardine rouge minutieusement cousus pour éviter les plis dans les courbes avec un galon brodé surpiqué à cheval sur certaines coutures. La ceinture aussi est une longue pièce de velours noir avec un galon brodé surpiqué et doublée de jolie popeline noire à plumetis.

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Pour la blouse, j'ai repris des détails du modèle d'origine en simplifiant la construction: j'ai cousu un ruban coupé dans la guipure au bas des manches avant de froncer grâce à un élastique dans la coulisse de l'ourlet et cousu un rectangle de dentelle pour cacher la fente d'ouverture. Le col aussi a droit à son petit ruban de dentelle.

Malheureusement, je me suis trompée sur la taille de la blouse qui est... déjà trop petite. Mais comme elle n'est pas dure à faire, j'en coudrai une autre facilement et à la bonne taille pour l'an prochain.

A part la blouse, j'espère que Chérie pourra porter ce bunad au moins 3 ans, comme le précédent. Je réfléchis déjà à une version "jeune-fille" avec une blouse ou une veste brodée, y'a du boulot pour des années!

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Chérie est partie ainsi vêtue à l'école le matin du 17 mai, à défaut de participer à la parade traditionelle des enfants si nous avions été en Norvège. Elle avait aussi réclamé des gaufres pour toute sa classe: voilà 24 enfants qui se souviendront de la date de la fête nationale norvégienne :)

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28 janvier 2018

Vesper sweater - Beletoile - (6 ans)

Deux messages le même jour? C'est de la gourmandise! Mais comme j'ai fini les 2 projets dans le week-end, je ne résiste pas au plaisir de montrer le résultat :)

Cette fois, c'est pour Chérie que j'ai cousu (le Petit Prince commence à râler): un sweat assorti à sa jupe chérie-hyper confortable miniperle.

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Les détails pratiques:

  • Sweat Vesper par Beletoile - patron gratuit!!
  • Taille: largeur 6 ans longueur 8 ans pour une petite fille longue et mince
  • Tissu sweat matelassé coloris "jean" imprimé hirondelles, envers en polaire/doudou
  • Bord-côte bleu clair de mes réserves (acheté sans doute il y a 8 ou 10 ans et resté sagement à attendre depuis)

Cette cousette là, c'est du vite fait bien fait! Le patron est simple, du pdf très généreusement offert par la talentueuse Beletoile: un devant, un derrière et une manche (on en coupe 2, hein) et c'est tout.

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Le tissu est génial: du jersey avec une polaire toute douce et chaude sur l'envers: le bonheur à porter. Je l'avais utilisé pour nos jupes 1001perles/miniperle (Chérie porte d'ailleurs la sienne sur les photos), et il est hyper confortable. Il doit m'en rester assez pour un sweat pour le Petit Prince, mais il faut que je trouve un autre modèle que le joli Vesper qui est assez féminin.

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A quoi çà sert de faire des vêtements si on ne peut rien faire dedans? Pas de risque avec cette tenue là, LOL

Les manches sont un peu basses à mon goût, mais cela fait aussi le style du sweat. J'envisagerais de les remonter si je refais le modèle (pourquoi s'en priver?), peut-être en version robe.

Posté par Moineau16 à 16:34 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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